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Fatigue de la rentrée : votre microbiote est-il en cause ?

  • il y a 7 jours
  • 5 min de lecture

Fatigue après les vacances, ballonnements, digestion difficile ? Découvrez le lien entre microbiote intestinal et fatigue et 6 conseils pour retrouver votre équilibre.
Y a t’il un lien entre votre fatigue et le microbiote ?
Vous rentrez de vacances et vous vous sentez déjà fatiguée ? Vous avez moins d’énergie, le ventre gonflé, une digestion plus lente ou l’impression que votre organisme a du mal à retrouver son rythme ?

La fatigue de la rentrée n’est pas toujours uniquement liée à la reprise du travail.

Après plusieurs semaines de repas plus riches, d’apéritifs, d’alcool, de glaces, d’horaires décalés et parfois d’une alimentation moins riche en fibres, notre microbiote intestinal peut lui aussi avoir perdu une partie de son équilibre.

Et lorsque l’intestin fonctionne moins bien, cela peut parfois se répercuter sur notre énergie et notre bien-être général.


Microbiote intestinal : pourquoi est-il si important ?

Le microbiote intestinal correspond à l’ensemble des micro-organismes qui vivent dans notre intestin : principalement des bactéries, mais également des virus, levures et autres micro-organismes.

Cet écosystème participe à de nombreuses fonctions de l’organisme :

  • digestion et transformation de certains aliments ;

  • production de composés utiles à l’organisme ;

  • fonctionnement du système immunitaire ;

  • maintien de la barrière intestinale ;

  • communication entre l’intestin et le cerveau.


Notre microbiote n’est cependant pas figé. L’alimentation, l’alcool, le stress, le sommeil, certains médicaments et notre rythme de vie peuvent influencer son équilibre.

C’est justement ce qui peut se produire pendant les vacances.


Pourquoi les vacances peuvent-elles déséquilibrer le microbiote ?

Les vacances sont faites pour profiter, et il n’est évidemment pas question de culpabiliser après quelques restaurants ou apéritifs.

Mais pendant plusieurs semaines, nos habitudes peuvent être très différentes du reste de l’année :

  • repas plus riches,

  • davantage de produits sucrés ou ultra-transformés,

  • consommation d’alcool plus fréquente,

  • moins de légumes et de fibres,

  • horaires irréguliers,

  • sommeil décalé…


Pris isolément, un repas copieux ne va pas « détruire » votre microbiote. C’est plutôt la répétition de ces changements qui peut modifier temporairement l’environnement intestinal, notamment chez les personnes qui ont déjà un système digestif sensible.


À la rentrée, certains signes peuvent alors apparaître ou s’accentuer : ballonnements, gaz, transit perturbé, digestion difficile, inconfort abdominal, mais aussi parfois sensation de fatigue ou de manque d’énergie.


Quel lien entre microbiote intestinal et fatigue ?


C’est une question que l’on me pose régulièrement : un microbiote déséquilibré peut-il provoquer de la fatigue ?

Le lien est complexe et la fatigue a rarement une seule cause.

Notre intestin communique en permanence avec notre cerveau par différentes voies : nerveuses, immunitaires et métaboliques.

C’est ce que l’on appelle l’axe intestin-cerveau.


Le microbiote participe également à la transformation des nutriments et à la production de certains métabolites qui interagissent avec notre organisme.


Lorsqu’à la rentrée se cumulent digestion perturbée, alimentation moins équilibrée, sommeil irrégulier, stress et reprise d’un rythme soutenu, il n’est donc pas surprenant de se sentir moins énergique.

Il est cependant important de ne pas attribuer systématiquement une fatigue au microbiote.


Une fatigue importante, inhabituelle ou persistante mérite toujours d’être évoquée avec votre médecin, afin d’écarter notamment une anémie, une carence, un trouble thyroïdien, une infection, un trouble du sommeil ou toute autre cause médicale.


6 conseils pour prendre soin de son microbiote après les vacances

La rentrée n’est pas le moment de se lancer dans une détox drastique ou un régime très restrictif.

Votre microbiote a surtout besoin de diversité, de régularité et d’une alimentation adaptée à votre tolérance digestive.


1. Remettez progressivement des fibres dans votre alimentation

Les fibres constituent un élément essentiel de l’alimentation de nombreuses bactéries intestinales.

Fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, graines et oléagineux permettent de varier les apports.

Le mot important est diversité : plutôt que de chercher un « superaliment » pour le microbiote, essayez de varier les végétaux au fil de la semaine.

Si votre intestin est très sensible ou si vous souffrez de ballonnements importants, augmentez toutefois les fibres progressivement.


2. Revenez à une alimentation simple

Après les vacances, nul besoin de compenser en mangeant uniquement des crudités ou des soupes.

Revenez simplement à des repas structurés comprenant des légumes, une source de protéines, de bonnes matières grasses et des glucides de qualité selon vos besoins.

Réduisez progressivement les produits très sucrés et ultra-transformés qui ont parfois pris davantage de place pendant l’été.


3. Réduisez l’alcool

Si les apéritifs ont été plus fréquents pendant les vacances, septembre peut être une bonne occasion de faire une pause.

Une consommation importante ou répétée d’alcool peut affecter la muqueuse digestive et modifier l'environnement intestinal.

Quelques semaines avec peu ou pas d’alcool permettent également d’observer comment évoluent votre digestion, votre sommeil et votre énergie.


4. Prenez soin de votre sommeil

Microbiote, sommeil et rythme circadien sont étroitement liés.

Après les couchers tardifs de l’été, reprenez progressivement des horaires réguliers.

Essayez également de vous exposer à la lumière naturelle le matin et de diminuer les écrans en soirée. Retrouver un sommeil réparateur reste l’un des premiers leviers lorsque l’on souhaite agir sur la fatigue.


5. Bougez chaque jour

Pas besoin de reprendre immédiatement un programme sportif intensif.

Marche, vélo, natation, jardinage ou activité douce : le mouvement régulier contribue au bon fonctionnement du transit et participe plus largement à l’équilibre métabolique.

Une marche quotidienne de 20 à 30 minutes constitue déjà un excellent point de départ.


6. Ne prenez pas automatiquement des probiotiques

« Mon microbiote est déséquilibré, je vais prendre des probiotiques. »

Le raccourci est tentant, mais ce n’est pas toujours la meilleure stratégie.

Toutes les souches probiotiques n’ont pas les mêmes propriétés et tous les troubles digestifs n’ont pas la même origine.


Avant de supplémenter, il est intéressant de faire le point sur votre alimentation, votre transit, vos symptômes digestifs, votre sommeil, votre niveau de stress et votre hygiène de vie.


Fatigue et troubles digestifs : quand faut-il s’interroger ?

Une petite baisse d’énergie au moment de la reprise peut être passagère.

En revanche, soyez attentive si plusieurs signes persistent :

fatigue dès le réveil, ballonnements quotidiens, transit très irrégulier, douleurs abdominales, digestion difficile, reflux, brouillard mental ou sensation de ne jamais récupérer.


Ces symptômes ne signifient pas nécessairement que votre microbiote est déséquilibré, mais ils peuvent justifier de chercher ce qui perturbe votre équilibre digestif et votre énergie.


Retrouver son énergie après les vacances : pas besoin de tout changer

À la rentrée, nous avons souvent envie de repartir sur de « bonnes résolutions ».

Mais votre organisme n’a probablement pas besoin d’un programme drastique.


Commencez plutôt par revenir aux fondamentaux :

manger plus simplement, remettre progressivement des végétaux dans vos assiettes, boire suffisamment, réduire l’alcool, retrouver des horaires de sommeil réguliers et bouger quotidiennement.


Puis observez.


Comment est votre digestion ? Votre transit ? Votre sommeil ? Votre niveau d’énergie au réveil ?

Parce que la fatigue n’est pas toujours simplement « dans la tête » ou due à la reprise.


Prendre soin de son énergie, c’est aussi prendre le temps de comprendre ce qui peut la perturber.



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